Jan 03 2018

Derrière la pancarte ONG savoir s’y retrouver

ongAttention :  bien vérifier pour éviter d’en arriver là 

Dénombrer les ONG dans le monde est mission impossible. Car, contrairement à la France, il y a très peu de pays où le statut de loi d’association à but non lucratif (loi 1901) existe. Ailleurs il suffit de s’auto-intituler et, pour se faire financer, répondre aux critères de qui veut bien les financer.[i]Partout ailleurs donc, de tels regroupements s’intitulent Organisations Non Gouvernementales (ONG) comme en France toute association peut se prévaloir d’être une ONG.

Simples « organisations de la société civile » comme le reconnaît explicitement le document, en lien, de l’Union Européenne dans son mode d’emploi pour obtenir des financements, elles n’ont pas forcément de formes juridiques.

Elles sont des centaines de milliers de par le monde naturellement. Avec une recherche commune : obtenir des fonds pour leurs actions d’aide, de secours, de militance environnementale, de recours juridique, etc.

Elles ont 3 possibilités pour cela :

  • dépendre de bienfaiteurs installés : riches émirs, financiers philanthropes, annexes gouvernementales. Dans ce cas tout est possible et aucune exigence n’est requise. C’est ainsi qu’on a pu voir Al Quaïda fonctionner pendant des années sous couvert d’ONG ad hoc pour l’éducation, la santé, le social dans les pays à prédominance musulmane et même au-delà (Europe, Amériques)
  • faire appel aux subventions d’organismes publics : ONU et ses agences, Union Européenne, Ministères nationaux. Face à leur prolifération, tant l’ONU que l’UE a édicté des obligations (chartes) auxquelles les dites ONG doivent souscrire pour accéder aux fonds qu’elles distribuent.
  • Enfin faire appel aux dons directs des particuliers. Tous les sites internet de ces organismes sont équipés pour cela, y compris de délivrance de reçu à usage de défiscalisation en retour.

Celles qui n’utilisent la 1ère formule ne sont que des paravents bien entendu. Mais jouant sur l’ambiguïté du terme « ONG », elles peuvent toujours abuser, moins pour l’obtention -dont elles n’ont pas besoin puisque déjà pourvues- que pour l’introduction dans les pays, les milieux et l’acceptation de leurs interventions plus ou moins clairement affichées.

Les deux autres formules amènent à s’interroger sur les conditions de l’évaluation, par les organismes des ONG demandeuses, au regard des critères par les chartes édictées qui, parfois, comme pour l’UE, se résument à des spécifications bien vagues.

On peut se poser des questions également sur l’utilisation des fonds, la manière dont ils sont dépensés, le fonctionnement des organisations.

Étonnement, très, très peu, s’y emploient, ni du côté des institutions ou des gouvernements. Quant à la presse, souvent si prompte à l’investigation, la dénonciation, à leur sujet, c’est l’aphasie complète.

Pas un Cash Investigation, pas un reportage en micro caché, pas un « Œil du 20 heures » ou autre évocation et dehors, bien sûr, de la reprise précipité de leurs dénonciations, comme celles de « tortures » infligés aux migrants à leur débarquement en Italie ou d' »accords avec (ce qui reste) de la marine libyenne pour empêcher les embarcations (on n’ose pas dire bateaux) des passeurs d’arriver en haute mer.

Seules infos remontées : un rapport a été fait par une Fondation Française et un suivi par l’Université de Montpellier.
baro
Tous deux montrent que les « grandes ONG », c’est-à-dire celles qui font le plus de bruit dans les médias, ne sont pas celles qui sont en tête, ni pour la transparence des fonds reçus et utilisés, ni pour leur fonctionnement interne et encore moins sur leur management des personnels.

Pourquoi si peu d’études, d’évaluations, il s’agit de millions et même de milliards en jeu pourtant.

Au-delà de l’argent c’est un pouvoir d’attribution de bonne ou mauvaise note sans égal, même médiatique, qui leur est accordée dans notre société. Pourquoi ? Grâce à l’ambiguïté sur le chapeau ONG équivalent, encore pour beaucoup d’actions de bienfaisance, d’organisations bienfaitrices, forcément insoupçonnables, donc intouchables.

Concrètement on peut dire que la complaisance dont elles bénéficient leur est rendue possible grâce à l’action de grandes organisations historiques, charitables, qui sont également remarquées dans les études citées plus haut comme les organisations les plus fiables, les plus transparentes, les mieux contrôlables. On en citer trois en particulier : la Croix Rouge évidemment, le Secours Populaire et le Secours Catholique notamment.

Bien sprésidenteûr, de temps en temps, on peut enregistrer un loupé de leur part. Comme c’est le cas lors de dernière l’interview de la présidente du Secours Catholique qui déclare s’opposer à tout tri à l’arrivée de migrants, au motifs qu »il n’y en a pas de bons ou de mauvais ». On mettre cela au crédit de l’angélisme que son visage ne peut d’ailleurs trahir.
Autrement on aurait honte pour elle lors de sa participation à une prochaine commémoration d’attentats inéluctable commis par des infiltrés en mission comme ils le revendiquent eux-mêmes

Cependant, on ne saurait trop recommander de passer par leurs canaux pour tous les appels et actions en France comme à l’étranger.

Pour les autres, on ne peut qu’espérer que les responsables publics, organismes internationaux mettront en place des instances d’évaluation AVANT toutes décisions de financement comme APRES présentations de résultats bien sûr toujours positifs car il faut enclancher sur la prochaine campagne de levée de fonds.

Et pour tout un chacun : avant de contribuer, plutôt que se baser sur les seules expressions médiatiques tonitruantes, de s’interroger et se renseigner sur les origines, les soutiens, les ressources et leurs utilisations de ceux qui appellent ainsi à leur verser leur obole.

[i] Exigences loi 1901 en France : un but non lucratif explicite, 2 membres minimum et déclaration en préfecture

Oct 25 2017

Une info honnête ne peut être uniquement à charge

10-25-2017 05;40;27PMQuand va-t-on oser arrêter le matraquage médiatique sur le glyphosate.
Certes il est « probablement » cancérigène, de la classification du groupe A, tout comme la viande rouge et les boissons trop chaudes….et le travail de nuit par exemple.

On ne voit cependant pas de campagne aussi fournie, aussi acharnée, autant à charge sur les autres causes.

Comme les dénonciateurs de masse du Glyphosate ne précisent jamais le niveau ni la fréquence auxquels l’exposition devient réellement problématique, dangereuse.

Au moins pour le tabac, par exemple, on parle de X cigarettes pendant X années pour identifier le niveau réel de risque.

Tout comme, dans la démarche scientifique, on prend en compte le terrain, l’environnement, l’alimentation, la génétique des personnes exposées


Pourquoi pas ici : parce que c’est une grosse firme et que ça permet d’avoir une cible commode parce présentant toutes les caractéristiques pour la critique de la mondialisation qui peut toucher même au delà des anti-capitalistes ?

C’est pourquoi on se contente d’une dénonciation globale, ciblée sur le « puissant » en considérant que cela suffit pour désigner toujours coupable bien sûr puisque puissant, américain, mondialiste.

Le Round Up, comme bien d’autres produits d’autres firmes a permis de faire reculer la faim pour des millions de personnes.
Il faut évidemment dénoncer et se battre contre les abus, en quantité, en périodicité, qui tuent, mais certainement pas s’en servir pour de mauvaises batailles sur de faux prétextes de bien nourris.

Autrement on ne fait que de l’information partielle, mal-honnête, en prenant un prétexte …et ses victimes, pour un autre règlement de compte.10-25-2017 05;50;59PM

Et comme le précise la Loi de Brandolini : ne jamais oublier qu’il faut 10 fois plus d’énergie pour réfuter une fausse information que pour la produire.

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