Oct 25 2017

Une info honnête ne peut être uniquement à charge

10-25-2017 05;40;27PMQuand va-t-on oser arrêter le matraquage médiatique sur le glyphosate.
Certes il est « probablement » cancérigène, de la classification du groupe A, tout comme la viande rouge et les boissons trop chaudes….et le travail de nuit par exemple.

On ne voit cependant pas de campagne aussi fournie, aussi acharnée, autant à charge sur les autres causes.

Comme les dénonciateurs de masse du Glyphosate ne précisent jamais le niveau ni la fréquence auxquels l’exposition devient réellement problématique, dangereuse.

Au moins pour le tabac, par exemple, on parle de X cigarettes pendant X années pour identifier le niveau réel de risque.

Tout comme, dans la démarche scientifique, on prend en compte le terrain, l’environnement, l’alimentation, la génétique des personnes exposées


Pourquoi pas ici : parce que c’est une grosse firme et que ça permet d’avoir une cible commode parce présentant toutes les caractéristiques pour la critique de la mondialisation qui peut toucher même au delà des anti-capitalistes ?

C’est pourquoi on se contente d’une dénonciation globale, ciblée sur le « puissant » en considérant que cela suffit pour désigner toujours coupable bien sûr puisque puissant, américain, mondialiste.

Le Round Up, comme bien d’autres produits d’autres firmes a permis de faire reculer la faim pour des millions de personnes.
Il faut évidemment dénoncer et se battre contre les abus, en quantité, en périodicité, qui tuent, mais certainement pas s’en servir pour de mauvaises batailles sur de faux prétextes de bien nourris.

Autrement on ne fait que de l’information partielle, mal-honnête, en prenant un prétexte …et ses victimes, pour un autre règlement de compte.10-25-2017 05;50;59PM

Et comme le précise la Loi de Brandolini : ne jamais oublier qu’il faut 10 fois plus d’énergie pour réfuter une fausse information que pour la produire.

Oct 21 2017

Glyphosates : Qui a intérêt à répandre la peur ?

Dans Ouest France ce matin une page complète, intitulée « dossier », sur le glyphosate. Capture2

De dossier, en fait, elle ne présente que le seul aspect à charge.

A l’appui, des chiffres que les auteurs de l’article disent eux-mêmes être imprécis en ajoutant immédiatement que c’est à cause du manque de fiabilité des statistiques du pays concerné…..

Ce qui ne les empêche pas de reprendre ceux provenant d’observations locales, parcellaires.

Bien évidemment, il est hors de question de nier la nocivité du produit. Mais l’article ne précise pas son niveau. Il existe bel et bien un classement de niveau de risques, établi par l’OMS, avec caution scientifique. Le glyphosate est au niveau 2, c’est à dire « probablement cancérigène ».

Sauf que, comme tout risque, tels que l’exposition au soleil ou la consommation de viande rouge, les gaz d’échappement ou le travail de nuit, il faut prendre en compte la densité et la durée et en faire état lorsqu’on présente des chiffres. Et donc pas seulement se contenter de suppositions ou de rapprochements reposant uniquement sur des témoignages partiels et non corroborés par des études vérifiables. 

Dans l’article d’Ouest France, rien de tel. On condamne, en bloc. Avec, à l’appui quelques photos bien émotionnelles d’enfants dans les bras de parents.

L’objectif ici n’est pas de défendre un produit ni les intérêts d’un laboratoire ou d’une firme. Il s’agit de lutter contre la diffusion de fausses informations pseudo-scientifiques pour exploiter médiatiquement les peurs qu’elles peuvent provoquer.

Dans le cas du glyphosate et du dossier d’Ouest France du jour en particulier, les organisations citées, telles que Attac, Solidaires, Greenpeace, la FCPE sont davantage connues comme activistes que pour le sérieux de leurs travaux sur le sujet….

On ne saurait trop conseiller la lecture de l’article de la revue de l’Association Française pour l’Information ScientifiqueCapture » sur le sujet en cliquant sur ici sur son lien 

D’une façon générale d’ailleurs, cette revue milite contre l’exploitation des peurs infondées et essaie de rétablir, sinon des vérités, au moins des informations vérifiées et certifiées selon les règles des études et publications scientifiques.

Vivement un vrai dossier sur le sujet dans ce journal de qualité qu’est Ouest-France, c’est à dire une information donnant les points de vue et arguments vérifiées et vérifiables des uns et des autres.

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