Juin 08 2017

Dans la série l’Oeil du Lecteur : Le cas Ferrand selon Le Monde

A grands renforts de manchettes tape à l’œlicenciementil et de rapprochements approximatifs comme ci-contre et ci-dessous, Le Monde revient-il à ses vieux démons ?

Bien sûr, Le Monde a beaucoup donné pour l’élimination de François Fillon.
C’est peut-être pour y pallier qu’il a mis autant d’ardeur sur « le cas Ferrand » car enfin, si l’intéressé n’était pas le régisseur d’En Marche et le mentor de Macron, aurait-il eu droit à tant d’attention ?

Enquête approfondie, agitation du bocal local, remontée jusqu’à la 1ère communion et examen à la loupe de ses activités professionnelles d’avant, bref il a droit à tout. Et comme la justice ne semble pas s’émouvoir de ses efforts, il fait donner de l’association locale.
Bien noyautée par les caciques locaux de Carhaix, qui, de la brasserie aux Nouvelles Charrues, tiennent toute la vie de ce pays au profit de la gloire de la cité, qui a utilisé tous les mouvements d’opinion, des Bonnets Rouges aux élections régionales où il a chaque fois pris des bides, pour refaire monter une mayonnaise qui a bien du mal à prendre en dehors des quelques cercles médiatiques d’infos continus à qui elle donne sujets à empoignades entre partisans et commentateurs patentés.

On aurait cru Le Monde guéri de ces pratiques à la Hervé Edwy Plenel dont la ligne directrice a toujours été de dénoncer à tout va et à tout prix. Vrai ou non, il en restera toujours quelque chose. Au pire la suspicionmonde et le but est donc atteint puisqu’il s’agit de jeter le discrédit sur ceux qui sont visés : les politiques en particulier. Il a quitté le journal et on croyait la rédaction revenue à un sérieux sinon une sérénité de bon aloi depuis quelque temps.

Mais d’un coup, présidentielles terminées, Président en place, bien parti et bien considéré y compris à l’étranger, on voit réapparaitre, à l’occasion du « cas » Ferrand cette même ligne. Des restes ? Un chant du cygne désespéré pour se refaire une identité et partant une santé auprès d’un lectorat qui aurait boudé, déserté ?

On pencherait plutôt sur une nouvelle inflexion éditoriale du genre « tout va trop bien, tout le monde, à l’intérieur et à l’extérieur l’encense, ça ne peut plus durer » et il faut se distinguer, prendre le contrepied c’est même une question de salubrité publique.

Bref, une intention délibérée basée sur la conviction que le teneur de plume a une tâche de justicier et que la meilleure façon de la faire reconnaître est de déconsidérer les dépositaires du pouvoir, fussent-ils, eux, démocratiquement élus.

On peut mesurer l’ampleur de cette dérive au titre même du Monde qui s’auto célèbre lui-même en utilisant la défense à laquelle il oblige l’intéressé en affirmant qu’elle prouve la réalité de ces investigations… La boucle est bouclée : attaques, défense, preuves qu’on avait raison puisqu’on s’en défend.

Suprême conclusion : Le Monde décrit, à peine 1 mois après une élection qu’on connaît, pas moins qu’un « climat délétère »… avec une délectation difficilement dissimulable. Au moins, on se retrouve avec des repères éprouvés de dénigrement bien connus. Cela permet de beaux éditoriaux à venir sur le désenchantement de la vie politique et la défiance à l’égard de tous ses responsables.

Cerise sur le gâteau, le médiateur du Monde, salarié d’icelui, conclut
doctement dans son édition du 8 juin que « sur le cas Ferrand, Le Monde n’en a pas trop fait ». En terme d’évaluation, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même n’est-ce pas ?monde2

A quand la corporation, les rédactions s’attaqueront-elles au monde des médias et de leurs acteurs, de ses emplois protégés, fictifs ou non, des combines pour l’embauche du fiston, de la copine ? A oui, ce n’est pas de l’argent public… C’est pourtant de l’argent du public.

Il ne faut pas s’étonner dès lors et venir ensuite pleurer qu’on perd des lecteurs ou des auditeurs et que les appels pour défendre et soutenir une « presse indépendante et responsable » aient si peu d’effets.

Mai 19 2017

American Dream E1 S4 : HAUTE TRAHISON ?

Dépassés les questionnements sur son état mental ! « Infantile », « narcissique » sont parmi les épithètes les plus avenants des commentateurs américains. 

Mais après des semaines de manœuvres, le rescapé du Ministère de la Justice (l’adjoint, car le titulaire a dû démissionner en urgence pour dissimulation de lien avec la Russie) un procureur indépendant a été nommé pour enquêter sur les liens entre ledit Poutine et l’équipe Trump durant les procélections présidentielles.

Le gars est un coriace, parait-il. C’est lui qui, notamment, a fini par faire tomber Noriega, pourtant protégé par la CIA pendant des années.Tant mieux, il en aura besoin car ledit Trump continue à abreuver de ses tweets vengeurs, délirants, menaçants, dangereux, tous ceux qui veulent bien ou sont obligés de le suivre.

En attendant la résistance commence à s’organiser. Bien sûr les citoyens tout simplement avec leurs mouvements de protestation réguliers, le monde hollywoodien certes bobo mais toujours médiatique, les grands journaux tels que la Washington Post et le New York Times, qui, malgré les insultes et les menaces de l’équipe trumpiste, continuent à faire leur boulot, creuser et dénoncer courageusement quand il le faut.

Cette semaine, c’est le Time’s qui s’y met lui-même avec une couverture vidéo qu’on vous offre en prime ci-dessous.

 

Elle fait suite aux dernières avanies de l’intéressé qui, sans problème, a livré à l’ambassadeur russe des renseignements fournis par les services secrets israéliens infiltrés chez Daesch, n’hésitant pas, pour la seule jouissance de se faire mousser, à mettre en danger les espions de ce pays pourtant au bénéfice d’un soutien sans faille du boucher Assad qu’est la Russie.

Tout cela au profit de qui ? Y-à- t-il même un plan ou ces errements n’ont-ils d’autre but que montrer à ses petits copains qu’il est très fort et très intéressant ?

Que dit-il, l’intéressé ? Que c’est tout bonnement « une chasse aux sorcières » à son endroit. Le pauvre ! Tout comme le Bachar El Hassad qui affirme ne pas opprimer et décimer son peuple ou Poutine qui, la main sur le coeur, affirme n’avoir pas d’équipes de hackers professionnels pro-Trump, pro-LePen, bref tout ce qui peut affaiblir l’Europe et plus généralement les démocraties à son service.

 

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